DROIT A LA SANTE : LES FIRMES ONT AUSSI
DES RESPONSABILITES
LE CAS DE GSK LLG n° 63,
septembre 2009
Paul Hunt, rapporteur spécial des Nations Unies
pour le droit à la santé, a présenté son rapport de
mission sur les pratiques et
politiques de la société pharmaceutique Glaxo Smith Kline.
www.reports-and-materials.org/Paul-Hunt-report-on-GSK-5-May-2009.pdf
Les
droits de l’homme sont principalement une responsabilité étatique mais les sociétés
privées contribuent à l’accomplissement de ce droit à la santé. De ce fait, elles
deviennent aussi porteuses d’obligations. Pour la réponse
de GSK, voir (1). C’est la première fois qu’un rapport de l’ONU concerne une
firme pharmaceutique et GSK doit être félicitée pour s’être impliquée dans ce
processus. Sur base de guidelines
relatifs au droit à la santé à l’usage des firmes pharmaceutiques (2), Hunt a
interviewé de hauts responsables de GSK
et a analysé leur politique d’entreprise. Suite à cela, il adresse une
série de critiques et de recommandations qui peuvent s’appliquer aux autres
compagnies pharmaceutiques : plus de transparence pour garantir l’accès à
une information fiable sur les médicaments, plus de responsabilité pour des
normes visant le droit à la santé, tel un accès plus large aux médicaments pour
les populations marginalisées et, en tant que détenteur de brevets de
médicaments vitaux, rendre le médicament accessible, le plus possible et au
plus vite, à ceux qui en ont un besoin vital, dans le cadre d’un modèle
économique viable.
Plus spécifiquement, Hunt invite les firmes à
privilégier les licences commerciales volontaires (c.à.d. accepté de concéder
un droit de licence avec le transfert de technologie lié).
(1) http://198.170.85.29/GSK-response-to-Paul-Hunt-report-June-2009.pdf
(2) www2.essex.ac.uk/human_rights_centre/rth/docs/GA%202008.pdf