Communiqué du Conseil
national français du sida
La firme pharmaceutique Abbott doit changer d’attitude
vis à vis des personnes atteintes par le VIH/sida
En décembre dernier, conformément à l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) et à la Déclaration de Doha relative à la santé publique, la Thaïlande a émis des licences obligatoires sur plusieurs médicaments. En échange d’une redevance au propriétaire du brevet, ce pays peut commercialiser à un moindre coût un médicament breveté, et ainsi permettre à un plus grand nombre de malades d’accéder aux traitements. Comme le rappelle l’article 4 de la Déclaration : l’accord sur les “ ADPIC devrait être mis en œuvre d’une manière qui appuie le droit des Membres de l’OMC de protéger la santé publique et, en particulier, de promouvoir l’accès de tous aux médicaments ”.
Bien
que la décision du gouvernement thaïlandais respecte l’accord sur les ADPIC,
L’OMS a apporté “ son soutien sans équivoque à l’utilisation par les pays en développement des flexibilités de l’accord sur les ADPIC ”. Les autorités françaises ont aussi soutenu la Thaïlande dans sa décision. Cependant, Abbott a maintenu sa position.
Face
à cette situation, un groupe de malades thaïlandais a lancé un appel à la
solidarité internationale auprès d’autres ONG de malades du sida pour faire
pression sur
Le décalage entre la violence que constitue la privation des traitements pour une personne qui risque sa vie et celle d’une attaque contre un site internet mérite d’être soulignée.
Le Conseil national du sida ne peut dans ces conditions que :
Appeler les acteurs de la lutte contre le sida à joindre leur voix à celle des millions de malades pour soutenir l’application de flexibilité de l’accord sur les ADPIC, afin de promouvoir l’accès de tous aux médicaments.
Demander
à toutes les firmes pharmaceutiques, notamment à
Demander
à
Paris, le 27 juin 2007 marc.dixneuf@sante.gouv.fr www.cns.sante.fr