ACTION n° 67 : RUPTURES  DE STOCKS (9.2002): Politique délibérée de marketing contraire aux règles en usage.     Cfr La Lettre du GRAS Décembre 2002: 36;51-2

Le GRAS avait déjà dénoncé ce phénomène ainsi que la politique des quotas maximums imposés par plusieurs fabricants pour l'achat d'un certain nombre de médicaments. Les lettres aux médecins s'accumulent annonçant une fois la rupture de stock d'un produit puis son retour sur le marché au point d'ériger cette pratique en système promotionnel. Cela fait penser à la politique promotionnelle de Sony  relative à sa nouvelle console portable quand des ruptures de stocks sont provoquées pour exacerber la demande (production à flux tendu ou, plus wallon, ferrer le poisson !). Dans un article paru dans le numéro 3/2005 des Annales Pharmaceutiques Belges ( www.apb.be ) intitulé " Ruptures de stock: pas d'éclaircie en vue?", François Bonheure explicite ce problème en ces termes: "Les différentes causes de ces problèmes sont plus ou moins bien connues. Les deux principales sont l'offre pléthorique en matière de médicaments génériques et les systèmes de contingentement instaurés depuis quelques années par les grandes entreprises pharmaceutiques pour protéger leurs produits phares. (…) Qui dit contingentement, dit inévitablement commerce parallèle de médicaments. Et là, les chosent se corsent car, dans notre pays, le sujet semble délicat. Il n'est pas tabou, non. Mais de là à en parler volontiers, il y a de la marge…En répondant à  notre petit sondage, certains pharmaciens avaient eux aussi pointé un manque de communication, essentiellement de la part des firmes. Et ce peu d'informations sur le sujet génère des rumeurs, rumeurs de quotas délibérément sous-évalués, de marché parallèles florissants, tantôt au Nord, tantôt au Sud du pays, orchestrés ou non par des opérateurs étrangers, etc., etc."