ACTION N°
93 : RIMONABANT (Le Soir du
samedi 10.6.06) : Minimisation des
effets secondaires et exemple (un de plus !) de publicité médiatique
indirecte pour un médicament disponible sur prescription. « La pilule
qui fait (presque) tout » : suite à l’enregistrement par l’EMEA (Agence
Européenne du Médicament) dans l’indication « obésité », propos
dithyrambiques parus dans un quotidien national: « un outil pour
l’obésité (et bien plus…), limite les maladies cardiovasculaires » LLG 49
(3.2006)
SUITES : Retrait du marché du
rimonabant (Acomplia®)
Acomplia® (rimonabant) est autorisé
en Europe depuis juin 2006 dans le cadre d’une procédure centralisée. Une
analyse des données de pharmacovigilance avait conduit en juillet 2007 à de
nouvelles contre-indications, puis en juillet 2008 à intégrer de nouvelles
mises en garde et recommandations de surveillance au cours du traitement.
L’ensemble des Etats européens avait alors engagé une réévaluation du bénéfice
et du profil de risque qui conduit aujourd’hui l’Agence européenne d’évaluation
des médicaments (EMEA) à recommander la suspension de l’autorisation de mise
sur le marché de ce médicament. En effet, le rapport bénéfice / risque est
désormais considéré comme défavorable dans le traitement des patients obèses ou
en surpoids avec facteurs de risque. L’analyse des données disponibles à ce
jour indique que l’efficacité en situation réelle de prescription est moindre
que celle attendue sur la base des essais cliniques avec une durée de
traitement d’environ 3 mois. De plus, des troubles dépressifs parfois sévères
peuvent survenir, y compris chez des patients sans antécédents psychiatriques.
LLG n°60, décembre 2008