NOUVELLES DU FRONT…
DE LA PUBLIVIGILANCE :
ACTION n° 97 : INFORMATION DES PATIENTS :
quand les firmes tentent de s’en emparer… (11.2006) : SUITE
Dans Education
Santé 225 août 2007, page 11, figure une présentation des programmes de
dépistage du cancer du sein, mais page 13, apparaît une description d’Ariane,
une production Astra Zeneca pour accompagner les patientes atteints du cancer
du sein après que le diagnostic ait été posé. Un pas de plus dans la stratégie
de contact direct des firmes avec les usagers…
Dans votre boîte de
Champix®, vous trouverez un code d’accès à un site internet vous donnant des
informations sur le sevrage tabagique et vous offrant la possibilité de vous
envoyer régulièrement des SMS ou des mails personnalisés pour soutenir votre motivation
à l’arrêt du tabac.
Observance : pas si
simple
Les patients ont
parfois de bonnes raisons d'interrompre leurs traitements, notamment lorsqu'ils
présentent une balance bénéfices-risques défavorable.
Comme le montre la
Revue Prescrire dans son numéro 288, Octobre 2007 p.782-783, de nombreuses
études ont conclu que les programmes d'aide à l'observance étaient peu
efficaces. Et qu'une bonne observance à un traitement à balance bénéfices-risques
défavorable se traduisait par un surcroît de mortalité.
Des études montrent
que les patients se méfient souvent des médicaments, principalement à cause de
leurs effets indésirables, ou d'un risque de dépendance. Beaucoup de patients
cherchent à prendre la plus petite quantité possible de médicaments,
expérimentent des arrêts de traitement, cherchent à ce que la prise des
médicaments ne perturbe pas trop leur emploi du temps, comportements qui
relèvent a priori d'une attitude raisonnée.
Une analyse
réalisée par la revue Prescrire des programmes d'observance actuellement en
cours en France montre qu'ils concernent des médicaments à balance
bénéfices-risques défavorable, ou insuffisamment évalués, ou pour lesquels il
existe des médicaments qui leurs sont préférables.
La priorité n'est
pas de contraindre les patients à poursuivre des traitements peu efficaces, peu
pratiques ou mal tolérés, mais d'améliorer ces traitements ou d'en choisir de
meilleurs.