BREVETER DE NOUVELLES INDICATIONS THERAPEUTIQUES : un moyen pour retarder la concurrence des médicaments génériques LLG n° 53, mars 2007
En raison d'une stratégie de
certaines firmes, des médicaments génériques ont moins d'indications
officielles que le médicament copié. Ils ont pourtant en pratique exactement
les mêmes propriétés ! Comme tout produit industriel, les médicaments sont
brevetés et ne peuvent donc être copiés par un médicament générique concurrent
qu'à l'échéance de leur brevet. Les médicaments génériques ayant la même
composition que les médicaments copiés, ils en ont les mêmes propriétés, pour
peu d'avoir fait l'objet de divers contrôles, comme c'est le cas en France. Les
patients peuvent donc utiliser indifféremment un médicament princeps ou ses
génériques, avec les mêmes effets bénéfiques et les mêmes effets indésirables.
Pour retarder la concurrence des médicaments génériques, les firmes ont
multiplié les stratégies. L'une d'elles consiste à breveter de nouvelles
indications thérapeutiques, que le médicament générique ne peut avoir
officiellement avant l'échéance du brevet, même si bien entendu l'efficacité du
médicament générique est la même dans ces nouvelles indications. Le médicament
à nouvelle indication brevetée paraît ainsi artificiellement et faussement
supérieur au générique : il a plus d'indications officielles sur la notice et
dans le dictionnaire Vidal !
Dans son numéro de janvier 2007,
Rappelons qu'en Belgique un
remboursement n'est jamais autorisé que pour une indication figurant dans la
notice officielle…