CELECOXIB (suite)LLG 50, juin 2006

Une nouvelle étude effectuée auprès de 13.274 patients souffrant d’arthrose montre que le célécoxib n’est pas supérieur en efficacité par rapport au diclofénac ni à la naproxène sur 12 semaines (1). Il provoquerait cependant moins d’événements gastro-intestinaux indésirables que les AINS non spécifiques : moins de complications d’ulcères (2/100 années-patients versus 7) mais pas moins d’événements gastro-intestinaux supérieurs endoscopiques en général (18/100 années-patients pour les deux groupes). La faible incidence d’événements thromboemboliques cardiovasculaires ne permet pas d’observer une différence statistiquement significative : 0,55/100 années-patients pour le célécoxib pour 0,11/100années-patients pour les autres AINS.

Une méta-analyse récente (2) conclut cependant à un risque d’infarctus du myocarde accru avec le célécoxib : OR de 2,26 (IC à 95% de 1,0 à 5,1) pour les études versus placebo (4422 patients) et OR  à 1,88 (IC à 95% de 1,15 à 3,08) pour l’ensemble des études comparatives (versus placebo, diclofénac, ibuprofène et paracétamol, soit 12.780 patients).

Ces résultats de toxicité cardiovasculaire, particulièrement pour l’infarctus du myocarde, illustrent à nouveau la nécessité d’études à long terme et surtout de l’évaluation sur un nombre suffisant de patients pour mettre en évidence une différence significative pour un événement d’incidence plus rare (puissance de l’étude).

Références

(1)     Singh G, Fort J, Goldstein  et al. Celecoxib versus naproxen and diclifenac in osteoarthritis patients : SUCCESS-I study. Am J Med 2006;119:255-66.

(2)   Caldwell B, Alington S, Weatherall M et al. Risk of cardiovascular events and celecoxib: a systematic review and meta-analysis. J Royal Soc Med 2006;99:132-40.