CELECOXIB (suite)
Une nouvelle étude effectuée
auprès de 13.274 patients souffrant d’arthrose montre que le célécoxib n’est
pas supérieur en efficacité par rapport au diclofénac ni à la naproxène sur 12
semaines (1). Il provoquerait cependant moins d’événements gastro-intestinaux
indésirables que les AINS non spécifiques : moins de complications
d’ulcères (2/100 années-patients versus 7) mais pas moins d’événements
gastro-intestinaux supérieurs endoscopiques en général (18/100 années-patients
pour les deux groupes). La faible incidence d’événements thromboemboliques
cardiovasculaires ne permet pas d’observer une différence statistiquement
significative : 0,55/100 années-patients pour le célécoxib pour
0,11/100années-patients pour les autres AINS.
Une méta-analyse récente (2)
conclut cependant à un risque d’infarctus du myocarde accru avec le
célécoxib : OR de 2,26 (IC à 95% de 1,0 à 5,1) pour les études versus
placebo (4422 patients) et OR à 1,88 (IC
à 95% de 1,15 à 3,08) pour l’ensemble des études comparatives (versus placebo,
diclofénac, ibuprofène et paracétamol, soit 12.780 patients).
Ces résultats de toxicité
cardiovasculaire, particulièrement pour l’infarctus du myocarde, illustrent à
nouveau la nécessité d’études à long terme et surtout de l’évaluation sur un
nombre suffisant de patients pour mettre en évidence une différence
significative pour un événement d’incidence plus rare (puissance de l’étude).
Références
(1)
Singh G, Fort J,
Goldstein et al. Celecoxib versus
naproxen and diclifenac in osteoarthritis patients : SUCCESS-I study. Am J
Med 2006;119:255-66.
(2) Caldwell B,
Alington S, Weatherall M et al. Risk of cardiovascular events and celecoxib: a
systematic review and meta-analysis. J Royal Soc Med 2006;99:132-40.