NOUVELLES DU FRONT…DE LA PUBLIVIGILANCE :   LLG n° 51, septembre 2006

 

ACTION n° 79 : POUR UN MEILLEUR CONTRÔLE DES NUTRIMENTS ( novembre 2003 ): chondroprotecteurs, antioxydants, phyto-oestrogènes,… souvent présentés comme des traitements des maladies dégénératives (arthrose, DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge), ostéoporose ménopausique,…) sans les garanties d'un médicament (enregistrement, contrôle des prix et de la qualité, publicité encadrée):SUITES

Le CBIP a publié sur son site web www.cbip.be (Informations récentes avril-mai 2006) une mise au point sur l’utilisation de la glucosamine :  

« La glucosamine, qui n’était disponible en Belgique jusqu’à présent que comme supplément alimentaire, est maintenant commercialisée sous forme de sel d’hémisulfate sous le nom de spécialité Glucosamine Pharma Nord®, pour le traitement de la gonarthrose légère à modérée. A ce jour, l’effet de la glucosamine n’a pas été étudié chez des patients présentant d’autres lésions arthrosiques (colonne vertébrale, hanche, mains). Auparavant, plusieurs études et méta-analyses ont suggéré un effet favorable de la glucosamine sur la douleur et/ou sur la progression radiographique de l’arthrose, mais la plupart de ces études étaient réalisées à petite échelle et présentaient des problèmes méthodologiques [voir Folia d’ avril 2001 et Folia d’octobre 2001 ]. Les résultats de l’étude GAIT (Glucosamine/chondroitin Arthritis Intervention Trial) ont été publiés récemment dans le N Engl J Med [2006; 354: 795-808 avec un éditorial 2006; 354: 858-60 ]. Dans cette étude, la glucosamine n’a pas été plus efficace qu’un placebo sur la douleur articulaire. Les effets indésirables de la glucosamine consistent en des troubles gastro-intestinaux, des céphalées, de la fatigue et un risque, bien que faible, de réactions allergiques telles éruptions cutanées, angioedème, urticaire. Il est dès lors difficile de recommander la glucosamine dans le traitement de la gonarthrose. Il convient en outre de tenir compte de son coût: € 10,95 par mois à la posologie de 1,2 g par jour. [Voir «Bon à savoir» du 8/5/2006] »

Voir aussi la critique de l’étude GAIT parue dans La Lettre du GRAS n°50 en juin 2006.

 

En écho à l’ACTION n°79 évoquée ci-dessus et à l’ACTION n° 85: PLANTES MEDICINALES: PAS SI BANALES (3.2005): ballote (présente dans le Sédinal®) et  Valériane (extrait sec): risques décrits pour des produits souvent utilisés au long cours et parfois chez des enfants vu leur - fausse - réputation d'innocuité.  SUITES

Avertissement du CBIP (www.cbip.be) à propos de l’hépatotoxicité de l’actée à grappes, une plante utilisée comme phytoestrogène dans les plaintes liées à la ménopause

L’article « Traitement des plaintes liées à la ménopause » paru dans les Folia de mars 2004 discute de la place limitée des phytoestrogènes.  Nous y avions mentionné quelques plantes qui contiennent des phytoestrogènes.  Parmi celles-ci figurent également l’actée à grappes ou cimicaire à grappes (Cimicifugae racemosae rhizoma ou black colosh root).  En Belgique, certains compléments alimentaires contiennent cette plante.  L’emploi de l’actée à grappes  dans les plaintes liées à la ménopause est discuté dans le dernier numéro de Minerva [2006;5:99-101]. Nous référant à l’article de Minerva, nous signalons que les instances britanniques de la santé et l’Agence Européenne pour l’Evaluation des Médicaments  ont émis récemment un avertissement quant à la possibilité d’une hépatotoxicité de l’actée à grappes, suite à la publication de plusieurs cas dans la littérature et à un certain nombre de notifications aux centres de pharmacovigilance de l’Union Européenne.