« France :
Médicaments : l'Igas pour une réduction de moitié des dépenses de promotion des
labos » Les Echos, La Tribune
Les Echos
font savoir que « dans un rapport remis au gouvernement français, l’Inspection
générale des affaires sociales préconise «un désarmement commercial organisé»
de l’industrie pharmaceutique ». Le journal explique en effet que selon l’Igas,
« le dispositif d’information des médecins libéraux par les visiteurs médicaux
des laboratoires coûte très cher tout en «favorisant l’expansion globale des
prescriptions» ». Les Echos indiquent que ce rapport appelle à « une réduction
de plus de moitié des dépenses consacrées à la promotion du médicament ».
Le quotidien
précise que « selon l’Igas, le système présente un coût de revient de plus de
25 000 euros par généraliste et par an, financé in fine «par la collectivité à
travers les prix administrés du médicament» ». Le journal ajoute que « malgré
le recul critique des médecins sur le biais commercial des informations
apportées, la visite «a une influence certaine sur les prescriptions» ». Les
Echos notent que « les pouvoirs publics devraient, selon l’Igas, afficher un
objectif cible de réduction des dépenses, et forcer les laboratoires à
l’atteindre ». Le quotidien relève que « cette réduction du «bruit
promotionnel» est «nécessaire pour que les messages publics puissent être
entendus. La disproportion est énorme entre les moyens de
Quelques
chiffres donnent la mesure du poids stratégique de ce secteur (
Depuis, la
visite médicale a connu une forte progression dans l'Hexagone, de 17 500
personnes en 1998, elle est passée à 23 250 employés en 2005. Une étude Cegedim
de 2007 sur 60 000 médecins montre que 20 % d'entre eux ont reçu plus de 40
visiteurs médicaux dans le mois, 45 % ont reçu de 11 à 40 visiteurs, et 32 % de
1 à 10 visites. Mais la productivité et la qualité baissent, malgré
l'obligation depuis 1993 de passer un diplôme national, et malgré la signature
en 2004 d'une charte déontologique par les laboratoires. »