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révolutionne les habitudes séculaires des publications scientifiques – LLG n°
53, mars 2007
LE MONDE | 21.12.06 | Diffusé par Remed
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-848025@51-628865,0.html
L'éditeur scientifique américain à
but non lucratif Public Library of Science (PLoS) franchit une étape de son
développement en lançant, mercredi 20 décembre 2006, une nouvelle revue
baptisée PLoS One.
L'ambition de celle-ci est de créer
un nouveau mode de publication des résultats de la recherche, fondé sur des
outils informatiques inspirés de la tendance dite du "Web 2.0".
Grâce à cette nouvelle interface,
les travaux publiés par PLoS One seront, dès leur publication en ligne, soumis
aux commentaires, aux annotations et à l'évaluation des membres de la
communauté scientifique.
Ce système n'est pas sans rappeler
celui des "archives ouvertes" sur lesquelles les chercheurs
(principalement en mathématiques et en physique) viennent poster librement
leurs résultats. Cependant, comme dans le cas des revues classiques, une
présélection sera opérée par le comité de lecture de PLoS One. Ainsi que
l'explique Chris Surridge, un des responsables éditoriaux, la sélection des
articles soumis se fera "presque exclusivement" sur des critères
"techniques et objectifs". "La question n'est pas de savoir si
tel papier mérite d'être publié dans cette revue en particulier, poursuit M.
Surridge, mais de savoir s'il mérite d'être publié tout court."
PLoS One envisage ainsi de publier,
sur une périodicité d'abord hebdomadaire, un très grand nombre d'articles - une
centaine pour le premier numéro.
ACCÈS LIBRE ET GRATUIT
PLoS a lancé six revues depuis
octobre 2003 dans le domaine de la recherche médicale et des sciences de
De ce point de vue, PLoS One n'est
pas différent des précédentes publications éditées par PLoS. L'accès aux
travaux publiés sera libre ; les frais de publication seront de 1 250 dollars
(environ 955 euros), moitié moins que ceux de PLoS Biology, par exemple.
Populaire dans la communauté
scientifique - dont une grande part considère que les résultats de la
recherche, souvent financée par des fonds publics, devraient être librement
accessibles -, ce modèle économique "inversé" est cependant très
fragile. L'activité d'éditeur de PLoS est assujettie aux dons d'organisations
philanthropiques comme la Gordon and Betty Moore Foundation.
Certains interprètent le lancement
de PLoS One comme une volonté de publier un plus grand nombre d'articles que
dans les revues très sélectives comme PLoS Biology et PLoS Medicine. Et
d'augmenter, ainsi, les revenus de l'éditeur.
Stéphane Foucart