"RALPH NADER DEVOILE LES SECRETS DU LOBBY PHARMACEUTIQUE SUR LE NET"

La très puissante organisation de consommateurs américains Public Citizen créée en 1971 par Ralph Nader, candidat des Verts à la présidentielle 2000, met les pieds dans le plat en dénonçant les "mystifications" du puissant lobby pharmaceutique.  Le chiffre mythique de 500 millions de dollars nécessaire à la création d'un nouveau médicament serait du bluff.  Cette association très bien renseignée entend démystifier le discours du lobby pharmaceutique quant à la baisse de ses profits face aux génériques qui l'empêcherait d'investir dans la " Recherche et Développement" trop risquée et trop coûteuse.  Pour Ralph Nader et ses limiers, le montant objectif de la R&D serait de 110 millions de dollars après les multiples exonérations fiscales.  De plus, ce chiffre tiendrait compte du coût des molécules qui n'aboutiront jamais.  Le rapport disponible sur http://www.citizen.org/ révèle entre autres choses que les médicaments les plus onéreux sont les nouvelles molécules jamais testées sur l'homme.  Or, elles ne représentent que 36% des substances mises sur le marché dans les années nonante.  En outre, si 22% des innovations commercialisées dans les deux dernières
décennies représentaient des avancées thérapeutiques importantes, la plupart des nouvelles substances étaient des "copycat", soit des médicaments concurrents qui n'ont qu'un faible gain thérapeutique par rapport à l'existant.
L'étude américaine met aussi en lumière l'action de la recherche publique et universitaire qui intervient pour beaucoup dans les découvertes, puisqu'elle détient 90 Prix Nobel contre 4 pour l'industrie et qu'elle à contribué à hauteur de 85% dans le développement des 5 médicaments les plus vendus en 1995(exemples: à 95% pour le Zovirax ® et à 77% pour le Prozac®).Selon les conclusions de Public Citizen, dans les années nonante, le profit de l'industrie pharmaceutique était quatre fois plus élevé que le profit moyen des entreprises classées au top 500 de "Fortune".
D'après le Journal de Pharmacie de Belgique 2001 ;56(5) :